Chevrolet Volt – une hybride pas convaincante

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Chevrolet est avant tout synonyme de gros moteurs, de Corvette, de bagnoles sexy qui avalent l’asphalte à toute force. Pourtant, la marque américaine consciente du marché « vert » s’essaie à l’hybride, mais sans réellement convaincre. La Chevrolet Volt est une preuve supplémentaire que l’hybride reste une alternative on ne peut plus réaliste à une voiture 100% électrique, qui limite son autonomie à une centaine de kilomètres pour des temps de charge allant de 9 à 14 h, selon le mode employé. La Volt, elle, se contente de 5 h pour une autonomie variant de 36 km sur autoroute à 61 km en ville. Malgré son encombrement de routière, elle s’en sort correctement dans la cité, et l’agrément d’un tel moteur électrique (60 km d’autonomie en ville, rappelons-le, c’est pas mal) est tout simplement parfait. Silence (un chouette petit Klaxon est d’ailleurs réservé aux piétons), performances et facilité sont ses mots d’ordre. Les accélérations très franches font partir en tête au feu vert, tandis que les reprises excellentes et la réponse directe permettent de s’insérer aisément dans le flux de la circulation. On regrette, en revanche, que le dosage des freins (ils récupèrent l’énergie pour la batterie), au mordant changeant, soit relativement délicat.

Sur la route, la Volt s’est également montrée à son aise Malgré son poids élevé de 1 730 kg, la caisse est bien maintenue, ne prend pas trop de roulis, et l’adhérence est satisfaisante. Seule la direction sujette à des changements de consistance fait perdre en précision. Face aux Toyota Prius et Honda Insight, la Volt est la plus équilibrée. En prime, le confort est de bon niveau. Une fois la batterie déchargée, le quatre-cylindres essence s’éveille. Outre le niveau sonore qui en prend un coup et l’apparition de petites vibrations dans le volant, on est parfois surpris d’entendre le moteur thermique réagir de façon habituelle. En effet, entre sa mission de conserver la batterie chargée à 30 % minimum et l’aide qu’il doit apporter sur certaines phases de reprise ou d’accélération, il peut continuer à tourner vite alors que vous avez levé le pied, ou ne pas sembler au bon régime lorsque vous accélérez. Mais on s’y habitue rapidement.

La Chevrolet Volt coûte quand même un minimum de 43000 euros, ce qui fait très cher pour une voiture de cette gamme, qui est somme toute juste correcte dans son ensemble. Les finitions mériteraient d’être meilleures, et le niveau sonore de l’habitacle est très élevé, pour une électrique. Par ailleurs, attendez-vous à une grosse décote à la revente, donc au final, voilà un bel effort de la marque américaine, mais qui fait un peu « flop », comme souvent le font les tentatives « antinaturelles » de coller à un marché qui ne correspond pas à la réalité du constructeur.

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