Jeep Wrangler – elle s’embourgeoise

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J’ai toujours aimé Jeep, et particulièrement le Wrangler, qui non seulement évoque l’histoire, mais qui est aussi un très bon 4×4 pour s’amuser le week-end. Récemment, j’ai moins aimé les nouvelles formes des modèles sortis chez Jeep – je les trouve « moches », trop rond, trop aseptisés. Fort heureusement reste le Wrangler, qui malgré un embourgeoisement, conserve son esprit de liberté. De la Jeep des origines, la Wrangler a conservé l’esprit “plein air », la calandre a sept encoches et les phares ronds. Lorsqu’elle a été renouvelée en 2007, cette décapotable s’est équipée d’un diesel destiné au marché européen, et de deux carrosseries en trois et cinq portes. L’an dernier, le 2.8 CRD a gagné 23 ch supplémentaires pour atteindre 200 ch, un système “stop & start » avec la boîte manuelle six vitesses et une nouvelle boîte automatique à cinq rapports. Dans la gamme Wrangler, le modèle le plus polyvalent est celui de cet essai qui associe châssis court et boîte automatique. En effet, grâce aux blocages de différentiels avant et arrière, sans oublier la boîte de transfert (gamme de rapports court) et les différentes protections (du réservoir notamment) cette Rubicon excelle réellement en tout-terrain sans que le comportement routier soit sacrifié.

Même si, parmi toutes ces Jeep, celle-ci reste un peu floue dans les virages. Surtout, cette Wrangler étale un étonnant confort de suspension quand bien même, à faible vitesse, il lui arrive d’encaisser très sèchement les nids de poule et les raccords de la chaussée. Malgré ses grands débattements, la Wrangler ne se couche pas dans les virages, pas plus qu’elle ne plonge au freinage. Quant à la boite automatique, c’est un modèle de douceur : elle passe les vitesses progressivement et sans a-coups, même lors des accélérations bien franches que lui autorisent les 200 ch du diesel, par ailleurs un peu mieux insonorisé qu’avant. Reste qu’on l’aimerait encore plus discret, d’autant que les bruits d’air élevés n’arrangent pas le tableau. D’autres améliorations de confort ont été apportées en 2011, comme le tableau de bord redessiné, plus agréable et (un peu) plus ergonomique, le volant multifonction ou la climatisation automatique. Dommage, les vitrages surteintés et la roue de secours qui trône au milieu de la lunette arrière ne facilitent pas les créneaux en ville.

Je trouve que les finitions extérieures sont quand même très moyennes, avec du plastique un peu partout. Par contre l’intérieur est devenu un peu plus sympa, notamment en finition luxe, ce qui fait du Wrangler un 4×4 de ville qui offre distinction et différence à son conducteur. Attention si le véhicule vous tente, sachez que le coffre est minuscule, et surtout que la décôte peut être très importante.

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