VW Beetle – tranquille

beetle

La coccinelle est une voiture mythique, et comme toutes les voitures de cet acabit, nous avons été plusieurs à rouspéter lorsque le nouveau design est arrivé. Pourtant, il faut reconnaitre que la coccinelle a du succès, et cela tient notamment au fait qu’elle délivre exactement ce qu’elle promet : c’est une voiture tranquille, pour profiter. En conservant le même esprit mais en affinant ses formes, le design VW a réussi à métamorphoser la Beetle en bête a bon Dieu plus agréable à détailler. Notamment lorsqu’on s’installe à son bord : on découvre alors un habitacle à la fois vaste aux places avant (c’est moins vrai à l’arrière), clair, fonctionnel, fini avec soin, ergonomique et, dans la seconde finition Vintage dont nous disposions, doté de cette boite à gants supérieure qui rappelle celle de son ancêtre. On trouve aisément une bonne position de conduite, le volant cuir étant réglable en hauteur comme en profondeur, tandis que les sièges présentent une longueur d’assise agréable et un dessin confortable. D’ailleurs, excepté de petites vibrations au ralenti, un niveau sonore trop élevé sur les accélérations et des sautillements de suspensions à basse vitesse ou sur certaines bosses, cette Coccinelle TDI de 105 ch ne manque pas de confort. En ville, la VW s’en sort relativement bien grâce à un rayon de braquage correct et un diesel facile à vivre, malgré une timidité sensible à bas régime, d’autant que le temps de réponse du turbo n’arrange pas les choses. Son encombrement plus long de 15 cm par rapport à l’ancienne version, ses pare-chocs sans protection, et une vision arrière indigne pénalisent cependant l’exercice citadin. Cela dit, la boîte aux premiers rapports plus serrés, dotée d’une commande douce, permet de gommer en partie le manque de brio sous 1 500 tr/mn. Il n’en reste pas moins que cette Coccinelle n’est pas un avion de chasse. Le couple généreux à mi-régime permet de ne pas avoir la sensation de manquer de tonus, mais sur route et autoroute, les dépassements et autres manoeuvres d’accélération demanderont à jouer avec la transmission. Précise de direction, sûre et facile à manier, la Coccinelle se joue des virages et accepte un rythme relevé sans trop faire appel à son antidérapage. Elle s’apprécie également en conduite tranquille ou son diesel se révèle discret, peu vibrant et dont la présence suffisante permet d’apprécier l’équilibre du châssis. Enfin, avec 6,8 l/ 100 km, son appétit s’avère très raisonnable. J’aime bien la Beetle, qui reste un véhicule « de jeune », et qui répond à la promesse de fournir une voiture tranquille pour profiter de la route calmement.

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